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techniques |
BILAN L'année 2001 a été particulièrement difficile pour l'aéroport qui a été confronté aux problèmes rencontrés par la société Air Normandie qui exploitait la ligne sur Orly, et à l'arrêt de la ligne sur Toussus. Ces évènements ont entraîné une diminution de 62.07 % du trafic commercial qui passe de 21 219 passagers à 7 922 et de 48 % du trafic total qui passe de 27 155 à 14 183 passagers. Cette année n'a pas non plus permis de faire aboutir les discussions en cours avec l'Aviation Civile dans le cadre du renouvellement de la concession, même si une solution, consistant en une mutation domaniale des installations au profit d'une collectivité locale, est actuellement étudiée. Cette année a été aussi marquée par la conclusion des premières discussions avec le groupe Wiggins et la signature d'un pré-contrat qui doit lui permettre de finaliser son projet d'aménagement.
Au début du mois de février dernier, les services de l'Aviation Civile ont interdit de vol les jets stream dans l'attente d'expertise concernant les dysfonctionnements constatés sur les turbines qui les équipent. La compagnie Air Normandie, qui connaissait déjà des difficultés financières, a ainsi eu la quasi-totalité de sa flotte clouée au sol, et ce n'est que le 24 avril que les vols ont pu reprendre, après adoption de mesures spécifiques pour pallier tout problème en vol. Cette liaison ouverte par la société Cogéma en 1992, permettait de relier le site de la Hague au siège de cette société. La fin des grands chantiers a considérablement diminué l'intérêt de cette liaison et Cogéma qui a constaté une baisse de trafic de lordre de 40% depuis 1994, a repensé sa politique de transport et a annoncé à la fin 2000 larrêt programmé de ce service pour le mois daoût 2001. La fréquentation de cette ligne a ainsi été de 3412 passagers en 2001, soit une diminution de 65 %. Depuis 1997, les incertitudes liées à l'évolution des règlements européens, n'ont pas permis à l'Etat de nous proposer des solutions satisfaisantes dans le cadre du renouvellement de la concession. L'aéroport est aujourd'hui géré sous le régime d'une simple AOT. Cette situation interdit la réalisation d'investissements et une fois de plus, il a fallu en 2001 se contenter d'un programme d'investissements limité puisque outre les travaux d'entretien de la piste, seuls ont été réalisés les travaux de mise en place des clôtures et barrières pour assurer l'étanchéité de la zone d'accès restreinte. Ces travaux ont permis la mise en place d'un "point inspection filtrage" afin d'assurer le contrôle des passagers et des bagages et ainsi satisfaire aux exigences de sûreté imposées par le transport aérien. L'avenir de l'aéroport
La toute nouvelle compagnie Air X "le Cocqs", basée à Bournemouth et à Aurigny va faire son premier essai de liaison entre Aurigny et Cherbourg au mois de février, c'est un début prudent puisqu'il s'agit d'assurer deux allers et retours les jeudis. La liaison est assurée à l'aide de trislander identiques à ceux utilisés par la compagnie Aurigny Air Services, et les réservations sont ouvertes sur le site internet : www.lecocqs.com Cet essai, s'il est transformé, peut entraîner la création, conformément aux objectifs de M. Hayes qui est à l'origine du projet, d'un véritable service avec les îles d'Aurigny et de Guernesey, avec un potentiel estimé de 11 000 passagers. Si l'année 2001 reste une année moyenne pour les charters, avec seulement 5 vols qui ont représenté 700 passagers, cette année a permis de mettre en valeur le rôle que peut jouer l'aéroport pour favoriser l'organisation d'escales de paquebots. Le 9 avril, 240 croisiéristes norvégiens ont retenu Maupertus comme point de départ ou de fin de croisière ; la qualité du service rendu et la fonctionnalité de nos installations ont été remarquées par les opérateurs et nul ne peut douter que Maupertus a un rôle important à jouer pour le développement des croisières et en particulier dans le cadre de l'accueil du Queen Mary 2.
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